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Les énergies renouvelables

MessagePosté: Mar 25 Sep 2018 18:18
par admin forum
La Communauté a demandé à un cabinet expert (B&L Evolution) de réaliser un diagnostic de notre territoire, au regard du changement climatique. En quelques graphiques et de façon synthétique : voici ce qui ressort de ce diagnostic, concernant les énergies renouvelables sur le territoire, et sur leur potentiel de développement


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A vous de nous dire si cela vous paraît pertinent ; et notamment quels enjeux vous paraissent primordiaux…

Re: Les énergies renouvelables

MessagePosté: Sam 29 Sep 2018 11:49
par Sylvain
Qu en est il des modes de chauffage individuels?

Re: Les énergies renouvelables

MessagePosté: Mar 2 Oct 2018 16:11
par biencommun
Je voudrais juste ajouter une information suite à mon message précédent concernant le potentiel de production éolien annoncé, soit sur l'un des " sites répertoriés:
_ entre 142000 à 167000 MWh pour 58 éoliennes

Ces chiffres correspondent à des taux de charge de plus de 23% (142000MWh) et plus de 27% (167000MWh)
Le taux de charge est le ratio entre l’énergie produite par l’éolien sur une période donnée et l’énergie qui aurait pu être produite durant cette période si les éoliennes avaient constamment fonctionné à puissance maximale.

Or l'éolien sur notre territoire se situe plutôt à 20% de taux de charge, ce qui laisse espérer une production d'environ 122640MWh. Le même calcul peut être fait sur les 2 autres sites.

Re: Les énergies renouvelables

MessagePosté: Mer 3 Oct 2018 21:42
par biencommun
Un panorama très intéressant des EnR qui rappelle fréquemment la nécessité de réduire la consommation d’énergie. Mais n’est-ce pas avec la lutte contre les GES les 2 priorités du PCAET, des TEPCV (territoires à énergie positive pour la croissance verte), et des conclusions de la consultation pour la PPE (programmation pluriannuelle de l’énergie).
Or que voit-on sur notre territoire : l’électricité ne représente que 22% de la consommation d’énergie et ne génère que 3% des émissions de GES. Le challenge est donc bien de se pencher prioritairement sur les secteurs énergivores : habitat et transport, et émetteur de GES (agriculture), sans oublier la captation de ces derniers.
Le challenge est également de répondre à l’enjeu TEPCV puisque nous sommes labellisé ainsi: « Un Territoire à énergie positive pour la croissance verte (TEPCV) est un territoire d’excellence de la transition énergétique et écologique. La collectivité s’engage à réduire les besoins en énergie de ses habitants, des constructions, des activités économiques, des transports, des loisirs. Elle propose un programme global pour un nouveau modèle de développement, plus sobre et plus économe. »
Il n’y a dans cette définition aucune obligation de produire plus ou autant d’énergie que notre consommation. Mais la notion de développement est clairement exprimée.
Les pistes intéressantes à développer en termes de potentiel, sont donc : la biomasse, la méthanisation, la géothermie, sans négliger pour autant les potentiels moins importants comme le solaire thermique source de bien-être et d’économie pour les ménages. Toutes ces activités mettent en œuvre la notion de circuit court, elles sont créatrices d’emplois locaux non délocalisables, donc favorables à l’artisanat. Elles doivent contribuer également à la réduction de la précarité énergétique malheureusement bien présente sur notre territoire.
Alors quels sont les atouts de l’éolien par rapport à ces énergies ?... Un potentiel qu’il faut ramener à sa juste valeur (voir mon autre contribution sur le taux de charge réel). Notre territoire est la partie la moins ventée d’Indre et Loire (Position 6 sur 7 sur l’échelle des vents météo France). Atteindre ces objectifs, sous-entend le « mitage » de notre territoire avec une implantation importante d’engins dont la taille n’a rien à voir avec l’échelle de nos paysages, détruisant son caractère naturel qui fait son attrait, portant atteinte à la valeur et la beauté de son patrimoine bâti.
Il y a bien sûr l’attrait de l’argent immédiat, sur 20 ans, mais que cache ce miroir aux alouettes ?... Le rapport de la cour des comptes de mars 2018 nous éclaire sur le désastre économique des EnRI (énergies renouvelables intermittentes : éolien et photovoltaïque), source d’un coût exorbitant pour nous consommateurs (entre 2012 et 2016, les taxes de nos factures d’électricité ont littéralement explosé, avec une augmentation de plus de 40 %), décevant en termes d’emplois et de lutte contre les GES. Ci-dessous quelques éléments (entre guillemets les citations dans le texte):

_ Coûts : La Cour des Comptes avance le montant de 121 milliards € d’argent public qui représente uniquement le montant du soutien auquel s’est engagé l’Etat par les contrats signés avant 2017 au bénéfice des producteurs d’électricité d’origine éolienne et photovoltaïque, (plus (+) un peu de biométhane).
En 2016, les EnR thermiques représentaient 60 % de la production d’énergie renouvelable (hors transport) et n’ont bénéficié que de 10 % des charges de soutien. La cour des comptes demande un rééquilibrage des aides en faveur des EnR thermiques.

_ La Cour des Comptes dénonce aussi les avantages particuliers accordés à l’éolien :
« Face à une acceptabilité sociale limitée des éoliennes, les dispositifs de soutien ont longtemps cherché à préserver la filière en limitant la pression sur la baisse des prix ». « Concernant l’éolien, la procédure d’appel d’offres pluriannuelle initiée en 2017 a un champ limité dans la mesure où elle ne touche que les projets de plus de six installations ou ayant recours à des turbines de plus de 3 MW. La CRE* a pourtant recommandé de limiter à 6 MW la puissance des installations éligibles au guichet ouvert, afin d’accroître la pression concurrentielle sur la filière. Certains pays comme l’Allemagne ont d’ailleurs fait basculer la quasi-totalité des nouvelles installations dans le champ des appels d’offres. »
* CRE : Commission de régulation de l’énergie
On comprend mieux le mitage des campagnes françaises par des petits projets !.. Mais cette situation typiquement française est-elle appelée à perdurer ?...

_ Un coût sous-estimé des EnR intermittentes du fait de la non prise en compte des coûts induits Les annonces récurrentes sur les prix « en baisse » des énergies électriques intermittentes sont un leurre. Pendant ce temps les factures augmentent. Voici ce que dit la Cour des Comptes : « Il s’agit toutefois d’une approche financière incomplète puisque la pénétration des énergies renouvelables va induire un besoin d’adaptation des réseaux de transport et de distribution de l’énergie. Les investissements nécessaires seront répercutés sur le TURPE**, et ainsi facturés aux consommateurs et producteurs. » (**Tarif d’Utilisation des Réseaux Publics d’Electricité)

- Un bilan très décevant en termes d’emplois : Voici ce qu’écrit la Cour des comptes : « La France ne dispose d’aucun ensemblier sur l’éolien. S’agissant du solaire photovoltaïque, la filière française est quasiment inexistante et en mauvaise santé ». « Le bilan sur l’emploi des EnR est encore plus complexe à établir à long terme si l’on raisonne en économie réelle, en déterminant le volume de créations nettes d’emplois imputables aux EnR ».
Le corollaire de cette absence de filière industrielle se retrouve avec une balance commerciale des équipements en EnR en déficit de manière récurrente : en moyenne sur 8 ans : 1 134 250€. Cet argent sert à la création d’emplois dans les pays producteurs du matériel : Chine, Allemagne, Danemark…
La Cour des comptes ajoute « Le solaire thermique, pour lequel de nombreuses usines – y compris de fabricants étrangers – sont installées en France malgré un marché domestique en berne, et l’hydroélectricité – filière française historique – sont les seules à présenter un solde constamment positif depuis 2009. ».

_ Echec dans la lutte contre le CO² : Dans son bilan 2017 RTE annonce une augmentation de 20,5% des émissions de CO2 (27,9millions de tonnes), voici ce que dit ce bilan : « Pour la 3ème année consécutive, les émissions de CO2 repartent à la hausse. La diminution de la production nucléaire et de la production hydraulique ainsi que les épisodes de froid ont nécessité un recours important aux moyens de production thermiques fossiles » (gaz, charbon). Le soleil ne brille pas la nuit, le vent ne souffle pas quand il fait très froid… !
Voici encore ce qu’écrit la Cour des comptes : « Ainsi, compte tenu de son profil énergétique peu carboné, si la France avait voulu faire de sa politique en faveur des EnR un levier de lutte contre le réchauffement climatique, elle aurait dû concentrer prioritairement ses efforts sur le secteur des EnR thermiques qui se substituent principalement à des énergies fossiles émissives de CO2 ».

Il y a cette situation nationale que nous n’avons pas le droit d’ignorer. Notre pays endetté à plus de 2200 milliards (36500€ par français), doit faire les bons choix maintenant et pour les générations à venir. De même à l’échelle de notre territoire, après avoir travaillé à la réduction de notre consommation d’énergie, le développement d’EnR doit absolument faire l’objet d’une analyse approfondie : combien cela rapporte ?.. Combien cela va créer d’emplois?... Y-a-t-il des dégâts collatéraux (dépréciation immobilière pour l’habitat en co-visibilité pour l’éolien, confirmée par une étude sur 1 million de transactions en Angleterre par la London School of Economics) ?... Impacts sur l’activité économique : tourisme, artisanat ?... Quels sont les risques : danger des baux au seul intérêt des promoteurs, coût démantèlement, stabilité des prix de marché?…etc

Re: Les énergies renouvelables

MessagePosté: Ven 5 Oct 2018 09:02
par cyberds
Concernant les éoliennes, voudrais rebondir sur l'aspect touristique.
Nous avons la chance d'habiter une belle région qui attire les visiteurs, partout des villages, des châteaux, des demeures qui montrent la richesse du patrimoine bâti... Comment imaginer écraser ces paysages avec ces machines gigantesques et rester attractifs ? !
À l'heure où le débat sur les éoliennes fait rage (encore ce matin je lisais une étude sur leur "coût climatique") ( http://www.europe1.fr/economie/le-cout-climatique-des-eoliennes-nest-pas-negligeable-conclut-une-etude-3771563 ) est-il raisonnable de vouloir imposer dans un territoire où le vent n'est pas un acteur essentiel, des engins qui vont inévitablement provoquer des tensions entre les habitants et les élus, entre les propiétaires des terrains et ceux qui vont subir les nuisances ??
J'approuve complètement le texte de monsieur Guignaudeau, maire de Loches, dans la Nouvelle République du 3 octobre
https://www.lanouvellerepublique.fr/indre-et-loire/commune/la-chapelle-blanche-saint-martin/eoliennes-a-t-on-encore-le-droit-de-dire-non

J'espère qu'il sera entendu et suivi!!

Re: Les énergies renouvelables

MessagePosté: Ven 5 Oct 2018 17:42
par biencommun
Je rebondis sur le texte de cyberds concernant la dépréciation des paysages.
Le rapport Burette émanant du Ministère de l’Équipement des Transports du Logement du Tourisme et de la Mer en 2004 dit ceci : « La perception visuelle d’une éolienne n’est donc pas une notion subjective mais est parfaitement quantifiable. En pratique, l’impact visuel croit exponentiellement avec la hauteur de l’éolienne. De nombreux calculs sur des exemples réels montrent, qu’en moyenne, l’impact visuel double lorsque la hauteur de l’éolienne augmente de 10m. L’impact visuel d’une éolienne de 150 mètres est 300 fois supérieur à celui d’une éolienne de 50m, alors qu’entre les deux, le rapport de puissance n’est même pas de 1 à 10 ».

De son côté, l’Académie des Beaux-Arts résume bien le saccage des paysages : « Les éoliennes, machines de 150 mètres de haut, sont en contradiction avec la tradition française qui a toujours consisté jusqu'à présent à harmoniser l’architecture, même insolite, avec le paysage en respectant son échelle. La confrontation de telles installations, que les promoteurs envisagent d’installer aujourd’hui de manière massive, avec les sites remarquables et les paysages de qualité qui ont valu à la France le titre de première destination touristique mondiale, est difficilement acceptable. »

Et si l’on parlait des risques sanitaires liés à la proximité des éoliennes ?... Niés en France, ils font l’objet d’une littérature abondante au niveau mondial. Un texte de JP Riou du 25/2/15 « Eoliennes : une vérité qui dérange » évoque largement les effets néfastes sur la santé des riverains et les recherches menées hors de nos frontières.
Plusieurs pays reconnaissent d’ailleurs ce risque et prévoit un éloignement des habitations par rapport aux éoliennes bien supérieur à nos 500m français. Ceux-ci ayant été déterminés à une époque où les éoliennes mesuraient entre 100 et 120M (hauteur moyenne entre 2000 et 2005). Aujourd’hui on implante des monstres de 200m et la règlementation est toujours la même. A titre d’exemple quelques distances entre éoliennes et habitat : USA 2 miles (3,2 kms), Pologne et Bavière 10 fois la hauteur de l’éolienne…..
Tout ceci est très déconcertant. Et force est de constater que l’opposition grandissante des territoires à l’implantation d’éoliennes est méprisée et les campagnes sacrifiées.

Re: Les énergies renouvelables

MessagePosté: Mar 9 Oct 2018 21:30
par fée électricité
Je souhaite rebondir sur les énergies renouvelables. Les projets éoliens qui font débat sur notre territoire me préoccupent.
Pour rappel, une règle de base concernant l'électricité : notre territoire est dans un département, dans une région, dans un pays et dans une Europe aujourd'hui quasiment 100% interconnectée. Prenons l'image d'une immense toile d'araignée.
Alors peut-on parler local dans ces conditions ?

Nous avons très proche de nous des unités de production (certes à base d'une énergie discutable) qui répondent parfaitement à nos besoins : absorber les pointes de 6h00 du matin, baisser à midi, remonter à 13h00, ajuster les variations entre 16 et 22h00 pour remonter à 23h00, rebaisser à 5h00 puis remonter à 6h00 : c'est en gros le schéma journalier.
Est-ce que les énergies renouvelables sont capables de ça ? Non !
Bien pire, leur intermittence perturbent l'équilibre permanent consommation = production tant en terme technique tout d'abord puis par conséquent en terme économique puisque pour compenser cette production intermittente, des unités sont obligées de compenser par une baisse de production équivalente, puis de remonter ensuite, cela engendre donc un coût et un vieillissement accéléré. En a-t-on marre d'avoir une électricité une des moins cher d'Europe depuis plus de 30 ans ? On connaît tous le prix de notre carburant ! Quel est le prix de notre KW/h ???

Notre pays est situé sur un bord de cette toile européenne, on ne peut donc pas le comparer à d'autres comme l'Allemagne qui est souvent citée (dont les financement n'ont d'ailleurs rien à voir avec nous. Est-ce un hasard si des groupes allemands viennent chez nous ?). Elle, est encadrée de producteurs, donc dans une situation permettant d'avoir quelques unités de productions aléatoires. Nous, nous ne pouvons pas nous le permettre. Nous avons même des appendices avec qui nous sommes les seules frontaliers : Espagne, Italie.

Ajouté à ces incompatibilités techniques, il y a bien évidemment le fameux rapport de la cour des comptes. Et si tous les journaux n'en font pas la même lecture, faites-vous votre propre avis en prenant le rapport officiel sur le site même de la cour des comptes.

Et cassons les discours du type : " sortir du nucléaire avec les énergies renouvelables" : c'est une vraie promesse politique qu'on pourrait qualifier de "promesse de premier de l'an" à moins de retourner à la bougie et d'aller au travail lorsqu'il y aura du vent. D'ailleurs à propos du vent........les pointes de consommation d'électricité sont par périodes de grand froid ou période de grand chaud. Curieusement ces périodes sont les mêmes que les pics de pollution......parce qu'il n'y a pas de vent !

EN RESUME : cette énergie ne répond pas aux besoins locaux, ne répond pas aux besoins nationaux et coûte à l'état. L'état c'est nous !!!!
Les soi-disantes retombées économiques promises pour les communes et les collectivités s'évaporent ensuite au fur et à mesure des ventes successives entre promoteurs.

Un complément sur le photovoltaïque : on voit de plus en plus de hangars couverts de panneaux qui n'abritent rien ! Ce ne sont en fait que des supports.
Leur but : il ne s'agit pas de s'auto alimenter en électricité (ce qui pourrait être un geste pour l'écologie) mais de produire de l'électricité vendue au réseau 70 centimes le kw/h (obligation de rachat par EDF) pour être revendue ensuite 17 centimes. L'état est à ce jour actionnaire à 83% d'EDF. Nous pouvons donc dire que c'est NOTRE entreprise. On est donc d'accord pour se mettre en faillite nous même ?????? Sommes-nous idiots à ce point ?
Nous sommes donc dans une démarche financière et non pas de protection de la planète. Et le recyclage de ces panneaux ? L'Inde aujourd'hui, est un des rares pays à reprendre massivement ces panneaux. Il rejoindront Le Clémençeau.......au fond de l'océan indien !

Alors, au lieu de faire la course à la production.......si on faisait la course aux économies ? Mais aux VRAIES !
Eclairages publiques inutiles, chauffages publiques, éclairage nocturne des vitrines, fermer les portes des magasins l'été avec la clim en marche et l'hiver avec le chauffage en marche, aérothermes électriques très puissants dans les usines....etc......etc....

Vous voulez des précisions techniques sur ces énergies ? Tapez "JANCOVICI" dans un moteur de recherche et lisez ces articles. Cet homme n'est pas un politique, ni un journaliste, ni un syndicaliste ...... : c'est un scientifique avec un vrai CV !

Re: Les énergies renouvelables

MessagePosté: Mar 9 Oct 2018 22:19
par jourdanne
Commentaires de l’association ADEB et de l'association des VMF:

Il est très important de faire à tous niveaux des économies d'énergie. Et utiliser au mieux les potentiels du territoire en veillant à privilégier les choix les plus efficients en prenant en compte tous les domaines de la santé, qualité de vie, économie dans son ensemble et sur la durée...

Mais accroître notre production d'énergie par des énergies intermittentes ne résoudra pas l'équilibre entre consommation et production puisque les deux facteurs varient à chaque instant notablement et de façon indépendante. Or les besoins de la consommation sont réguliers et ne peuvent être couverts par une production fluctuante très irrégulière puisque l'on ne peut stocker l'énergie.

La construction d'un parc éolien nécessite la mise en œuvre de matériaux rares et polluants, de SF6 (hexafluorure de silicium) dans le poste de livraison dont l'effet de serre est 22800 fois celui du CO2, l'enfouissement de réseaux sur des distances importantes...

Les chiffres de potentiel éolien avancés sont à revoir.
Ni les valeurs inscrites dans le schéma régional ni les critères de l'arbitrage entre les différentes énergies renouvelables ne sont explicités et justifiés.
La valeur totale de 240MW ne correspond pas à la seule Indre et Loire puisque les anciennes ZDE indiquées débordent du département.
Le facteur de charge utilisé pour calculer la production d'électricité est excessivement optimiste, il est utilisé un chiffre proche de celui annoncé pour la moyenne de la région, alors que le sud Touraine est peu venté et a donc un potentiel plus bas, le facteur de charge que l'on peut au mieux espérer ne dépasse pas 20%. Par exemple si la zone 11A avait une capacité nominale de 70 MW, la puissance produite serait alors plus proche de 120000 MWh que des valeurs annoncées (142000 à 167000 MWh)
Enfin la capacité nominale des éoliennes qui sont construites à l'époque actuelle est proche de 3MW, un total de 70MW correspondrait alors à 70/3 soit 23 éoliennes (et non 58!).

Je ne rappellerai pas les nombreuses publications concernant les conséquences de l'implantation de parcs éoliens sur le paysage, le tourisme en lien avec le patrimoine, la baisse des valeurs immobilières des bâtiments et du territoire, l'influence sur la santé des proches voisins de ces constructions. Vous pouvez vous référer au site www.adeb37.com et à de nombreux autres sites.

Dans tous les cas la distance minimum de 500m entre les éoliennes et les bâtiments d'habitation ou les monuments historiques serait notoirement insuffisante alors que les projets actuels envisagent des élévations jusqu'à 150 ou 200 mètres ; et qu'aucune règle de distance n'est prévue pour les entreprises, les écoles, les bâtiments d'élevage. Suivant un principe de précaution plus affirmé, une distance de 10 fois la hauteur est préconisée dans certains pays.

D'autres capacités existent dans le territoire qui s'y intègreraient infiniment mieux et que l'étude met en évidence, par exemple le potentiel de la géothermie jusqu'à présent peu connu et peu exploité.

Re: Les énergies renouvelables

MessagePosté: Ven 12 Oct 2018 17:10
par YannickS
nous parlons beaucoup de l'éolien ou du solaire mais pas des puits Canadien aussi appelé puits provençal est un système qui permet de tempérer l’air neuf insufflé dans la construction et ainsi chauffer ou refroidir l’air neuf de ventilation.

Pour une construction neuve, passe un conduite à quelques mètres de profondeur permet d'avoir un air arrivant dans la maison à chauffer autour de 8 degrés quand il fait -5 à 0°c dehors et l'été d'avoir une climatisation naturelle avec un air entrant dans la maison autour de 20°c quand il fait plus de 30°c dehors.

De plus, Nous sommes dans une région avec de nombreuses caves naturelles abandonnées tempérées entre 8 et 15 degrés, nous pourrions avoir un circuit d'air pour récolter cet air et climatiser les bâtiments à proximité.

Re: Les énergies renouvelables

MessagePosté: Jeu 18 Oct 2018 14:14
par biencommun
Bravo à la "fée électricité et à Yannick"pour leur contribution très claire.
Je voudrais rebondir sur un sujet d'actualité.
L’argent de l’éolien
Les journaux d’aujourd’hui se font l’écho des propos des maires impliqués dans des projets de parcs éoliens. Ces derniers mettent en avant les retombées fiscales pour les communes et les communautés de communes. Tout ceci est bien tentant en période de baisse des dotations de l’état.

Dans un article du 11/10/18 Actu environnement relate les arguments de France Energie Eolienne (FEE) sous le titre « Les professionnels défendent la filière ». C’est ainsi que l’on peut lire à propos des retombées fiscales sur les territoires :

« Sur ce dernier point, FEE rappelle qu'un mégawatt (MW) installé rapporte chaque année environ 7.000 euros à la commune d'implantation, 3.000 euros au département et 1.000 euros à la région. Un parc "moyen" de 7 turbines de 3,5 MW rapporte donc un peu plus de 170.000 euros à la commune. En 2017, l'ensemble des recettes fiscales versées aux collectivités se sont élevées à 151,4 millions d'euros. »

151,4 millions € Wahou!!!!!!!!!!!!!!!!
à comparer aux éléments fournis par le rapport de la Cour des comptes, à savoir ce que coûtent les énergies renouvelables intermittentes (EnRI) aux français : 4 587 000 000€ en 2016, et les chiffres de 2017 ne sont pas à la baisse. Sans parler du déficit de notre balance commerciale pour l’importation d’équipements en EnR, soit une moyenne de plus d’1 milliard sur 8 ans.
Et la Cour des comptes d’ajouter que tous les coûts des EnRI (Energies renouvelables intermittentes) ne sont pas pris en compte notamment tous les aménagements nécessaires à l’intégration de cette électricité fatale sur le réseau.

151,4millions € de retombées fiscale et 5, 6 milliards de coûts connus de l’autre, les français n’ont pas de quoi se réjouir …. !

Et nous devons vraiment nous poser les bonnes questions avant de développer des activités énergétiques sur notre territoire: Celles qui contribuent à la lutte contre le CO2 en réduisant notre consommation d'énergies fossiles: géothermie, méthanisation, bois, usage pompes à chaleur... celles qui créént de l'emploi locale, celles qui ne détriusent pas nos paysages (notre bien commun), qui ne font pas fuire les touristes.
LE PCAET doit être durable, donc favoriser l'économie, valoriser l'environnement, et être profitable pour les habitants du territoire (aspect social).

NB : sur mon intervention du 3/10/18 merci de rectifier le déficit de la balance commerciale pour l’importation d’équipement en EnR, il s’agit bien d’1 milliard